vendredi 10 novembre 2017

La saga des Urrizaga (I) - Les sources

Mon dernier billet imaginait une rencontre avec mon arrière-grand-mère Gratianne Urritzaga (1883-1951) seule à être restée au pays alors que ses frères et soeur avaient pris un ticket sans retour pour l'Argentine. J'ai voulu en savoir plus sur cette famille, originaire de Valcarlos ou Luzaide en Pays basque espagnol, petit village à quelques lieues seulement de la frontière - toute symbolique - avec la France .

Je ne pensais pas que cette recherche me prendrait autant de temps et pourtant, j'y ai consacré une bonne partie de la semaine. Suivre les Urrizaga en Espagne, Argentine, Uruguay et Etats-Unis m'a parfois donné le tournis. La répétition à l'envi des mêmes prénoms sur trois ou quatre générations m'a fait la sensation de replonger dans "Cent ans de solitude", le roman épique de Gabriel Garcia Marquez ! Chez les Urrizaga, pas d'Aureliano ou de José Arcadio mais des Pedro, des Juan, des Maria et des Graciana à la pelle, même l'improbable Maria Eusebia est revenu dans plusieurs branches.

Difficile de trouver un angle d'attaque pour restituer ce travail sans égrener des noms, des dates et des lieux au risque de perdre mon lecteur, comme je me suis parfois perdue moi-même. Ceux qui suivent ce blog savent par ailleurs que ce n'est pas mon style. Je préfère de beaucoup le côté anecdotique de la généalogie que je pratique en amateur depuis trois ans, quitte à déplaire aux puristes, ce que j'assume.

Néanmoins, pour ce premier volet de la saga Urrizaga, j'ai choisi de parler un peu "méthode", ce qui me permet de coller en même temps à l'un des généathèmes du mois de novembre proposé par la Gazette des Ancêtres qu'on pourrait résumer par "Du bon usage des sources" : les croiser, les vérifier, les partager. 

Prenons donc "mes Urrizaga" d'Espagne, j'ai la chance d'avoir une généalogie dont certaines branches ont déjà été étudiées avec plus ou moins de rigueur par trois membres de Geneanet, un site de généalogie en ligne très largement "collaboratif". Je précise que je n'ai que la version "basique" gratuite et que par conséquent, je ne prends en compte que les arbres en ligne en accès libre. 

Le contributeur le plus prolixe se nomme Julio A. Alson-Haran, il est espagnol et je lui dois beaucoup. Il s'est largement documenté sur les origines de Valcarlos dont le nom viendrait de ce que Charlemagne s'y serait arrêté en revenant de Roncevaux (où chacun sait que ce sont les Basques et non les Arabes qui ont tué son neveu Roland !). Bref, Julio a fait un énorme travail d'indexation d'actes de naissance et de mariage de l'autre côté de la frontière.

Néanmoins, une fois après avoir profité de ce "défrichage", j'ai pris la peine de vérifier sur FamilySearch (le site des Mormons) les informations qui concernaient directement "mes ancêtres" et de noter sur mon logiciel Généatique les références de chaque acte. Pour certaines branches qui ne concernaient pas directement Julio ou les autres contributeurs, j'ai poursuivi ainsi mes propres recherches.

FamilySearch m'a également permis d'avancer sur la "diaspora" Urrizaga, lesquels ont essaimé en Argentine surtout mais aussi en Uruguay et aux USA (Utah, Nevada). Enfin, comme les ramifications prenaient souvent leurs sources en Pays basque français, je me suis appuyée soit directement sur les AD64 (elles sont en ligne mais on ne peut plus avoir les copies d'actes en format jpg ce qui est bien regrettable) soit sur l'énorme travail d'indexation réalisé par la formidable association Généalogie64.

Voilà pour le "making of", pour les prochains billets, nous rentrerons dans le vif du sujet...

[A suivre]

Illustration : Valcarlos, vue générale (delcampe.net)

4 commentaires:

Fanny-Nésida P a dit…

Cette présentation des prémisses du projet et des recherches est fort bien exposée et donne envie de connaître la suite de l'aventure.

La petite poule noire a dit…

Milesker @fanny-nésida, tu es la première. La suite arrive ...

Briqueloup a dit…

"Cent ans de solitude" c'est une jolie référence, souhaitons que les tiens soient touchés par le merveilleux, mais ne soient pas aussi fous !
Sauf si tu as le projet d'écrire un roman baroque de cette veine.

La petite poule noire a dit…

@Briqueloup, je n'ai pas cette prétention, j'ai bien trop d'admiration pour Gabriel Garcia Marquez ;=)

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